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Droits de l'Homme

Peine de mort - Abolitions

25/06/2009 à 14:08
Katana000 (Administrateur)
25/06/2009 à 14:08

Ici, limitée : concernant les stupéfiants...

http://www.amnestyinternational.be/doc/article14928.html

Il faut mettre un terme à l’application de la peine de mort pour les infractions relatives aux stupéfiants
Déclaration publique

Déclaration commune du Réseau asiatique contre la peine de mort (ADPAN), dont Amnesty International fait partie, de Human Rights Watch et de l’International Harm Reduction Association.
Alors que l’on s’apprête à marquer, le 26 juin, la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, le Réseau asiatique contre la peine de mort (ADPAN, dont Amnesty International fait partie), Human Rights Watch et l’International Harm Reduction Association (IHRA) lancent un appel aux gouvernements asiatiques afin qu’ils cessent d’appliquer la peine de mort pour les infractions liées aux stupéfiants.


Il existe dans le monde une tendance claire et établie de longue date vers l’abolition de la peine de mort ou la restriction de son utilisation. Seule une petite minorité de pays continuent de recourir à la peine capitale : en 2008, 25 pays ont procédé à des exécutions. L’ADPAN, Human Rights Watch et l’International Harm Reduction Association s’opposent à la peine de mort en toutes circonstances, car elle constitue une violation des droits fondamentaux que sont le droit à la vie et le droit de ne pas être soumis à des peines cruelles, inhumaines et dégradantes.


Seize pays asiatiques appliquent la peine de mort pour des infractions liées aux stupéfiants. Comme beaucoup d’États de la région ne rendent pas publiques les informations sur le sujet, il est impossible de savoir exactement quel est le nombre de peines capitales prononcées pour de telles infractions. Certaines informations donnent toutefois à penser qu’en Indonésie, en Malaisie, à Singapour et en Thaïlande, une forte proportion des sentences capitales prononcées concernent des personnes condamnées dans des affaires de drogue. L’ADPAN, Human Rights Watch et l’International Harm Reduction Association se déclarent particulièrement préoccupés par le fait que la Chine, l’Indonésie et le Vietnam continuent d’exécuter des personnes déclarées coupables d’infractions à la législation sur les stupéfiants, et que certains pays, comme la Chine depuis les début des années 1990 et l’Indonésie en 2008, marquent la journée du 26 juin par de telles exécutions.


Aucun élément ne montre de manière claire que le trafic de stupéfiants a diminué en Asie par l’effet de l’application de la peine de mort ou de la menace qu’elle constitue. Il n’a jamais été prouvé de manière crédible qu’elle ait sur les crimes graves en général un effet plus dissuasif que les autres châtiments. Selon le dernier bilan des études portant sur le lien entre la peine de mort et le taux d’homicides (dressé pour les Nations unies en 1988 et mis à jour en 1996 et 2002), « les recherches n’ont pas permis de prouver scientifiquement que les exécutions avaient un effet plus dissuasif que la réclusion à perpétuité. Rien ne vient accréditer la thèse de l’effet dissuasif et il est peu probable que cette preuve soit jamais apportée. »


Des mécanismes des Nations unies relatifs aux droits humains, notamment le Comité des droits de l’homme et le rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, ont conclu que les infractions à la législation sur les stupéfiants n’entraient pas dans la catégorie des « crimes les plus graves » pour lesquels la peine de mort peut être appliquée, à titre de mesure « tout à fait exceptionnelle », dans les cas où l’on peut démontrer « qu’il y avait intention de tuer et que cette intention a entraîné la perte d’une vie humaine ». Le haut commissaire aux droits de l’homme des Nations unies et le directeur de l’Office contre la drogue et le crime, un autre organe de l’ONU, ont pareillement exprimé de vives préoccupations quant à l’utilisation de la peine de mort pour les infractions liées aux stupéfiants.
Dans de nombreux cas, la peine capitale est infligée à l’issue de procédures inéquitables, un problème particulièrement aigu dans certains pays asiatiques en raison de la législation, des politiques et des pratiques en matière de trafic de stupéfiants. Au Brunéi Darussalam, en Inde, au Laos, en Malaisie et à Singapour, certaines infractions liées aux drogues sont obligatoirement punies de la peine de mort, ce qui ne laisse au juge aucune marge de manœuvre pour sanctionner les personnes déclarées coupables. L’application automatique de la peine de mort est contraire aux normes internationales d’équité des procès. Seule l’imposition de sanctions individualisées permet de prévenir les peines cruelles, inhumaines ou dégradantes ainsi que la privation arbitraire du droit à la vie. Singapour, où l’on constate un taux d’exécution parmi les plus élevés au monde, ainsi que la Malaisie, continuent de prononcer la peine capitale dans des affaires de trafic de drogue à l’issue de procès où l’accusé est présumé coupable et où la peine de mort est obligatoire.


Certaines condamnations à mort et exécutions sont le résultat d’« aveux » obtenus sous la contrainte. Dans un grand nombre de cas, notamment dans des affaires liées aux stupéfiants, l’accusé ne bénéficie pas d’une assistance juridique appropriée, ce qui laisse de nombreuses personnes sans véritable possibilité d’élaborer une défense à un stade ou un autre de la procédure.


L’imposition de peines draconiennes, notamment la peine capitale, pour les infractions liées aux stupéfiants va à l’encontre des programmes de santé publique visant à réduire les effets délétères des drogues sur les consommateurs, leur entourage, la société et les États. La Chine, la Malaisie et le Viêt-Nam ont récemment renforcé leurs programmes de réduction des dommages, afin de lutter contre le VIH, l’hépatite C et les autres problèmes de santé et problèmes sociaux liés aux drogues. On a toutefois constaté à de multiples reprises que des sanctions excessives et une trop grande répression tiennent bien souvent à l’écart de ces programmes les groupes concernés. Ainsi non seulement la peine de mort viole-t-elle le droit à la vie des personnes condamnées, mais elle vient de surcroit entraver les efforts déployés pour réduire les dommages causés par les drogues.


À l’occasion de la Journée internationale des Nations unies contre l’abus et le trafic illicite des drogues tenue en cette année 2009, l’ADPAN, Amnesty International, Human Rights Watch et l’International Harm Reduction Association demandent aux gouvernements asiatiques de :


• mettre en place un moratoire immédiat sur les exécutions, dans l’attente de l’abolition de la peine de mort, conformément aux résolutions 62/149 et 63/168 de l’Assemblée générale des Nations unies sur un « moratoire sur l’application de la peine de mort » ;


• commuer toutes les peines capitales, y compris celles imposées pour des infractions liées à la drogue ;


• abroger toutes les dispositions du droit interne prévoyant l’application de la peine de mort pour les infractions à la législation sur les stupéfiants ;


• abolir l’application obligatoire de la peine capitale ;


• rendre publiques les statistiques relatives à la peine de mort et les éléments d’information concernant l’administration de la justice dans les affaires où l’accusé encourt une telle peine ;


• saisir l’occasion de cette Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues pour mettre en relief les politiques de santé publique qui se sont avérées efficaces pour réduire les dommages liés aux drogues.

Katana000 (Administrateur)
12/07/2009 à 14:35

Abolition au Togo :

http://www.republicoftogo.com/central.php?o=1&s=296&d=3&i=4034

Katana000 (Administrateur)
15/07/2009 à 23:57

http://www.nationspresse.info/?p=51237

Je n'ai pas encore lu l'article, mais je condamne le titre si le contenu prône ce que le titre demande.

Face à la barbarie, rétablissons la peine de mort !
Posté par jeromemorenole 14 juillet 2009Par Michel Chassier Le procès du « gang des barbares » de Youssouf Fofana continue de susciter de nombreuses réactions au sujet des peines prononcées pour les complices. La famille de la victime s’en est indignée, ses coreligionnaires manifestent, le Garde des Sceaux Mme Alliot-Marie demande un nouveau procès, l’Union Syndicale des Magistrats s’inquiète de cette [...]


Benoît Savéan, victime d'un odieux oubli médiatique
Par Michel Chassier

Le procès du « gang des barbares » de Youssouf Fofana continue de susciter de nombreuses réactions au sujet des peines prononcées pour les complices. La famille de la victime s’en est indignée, ses coreligionnaires manifestent, le Garde des Sceaux Mme Alliot-Marie demande un nouveau procès, l’Union Syndicale des Magistrats s’inquiète de cette dérive en des termes plutôt virulents. Selon son président « c’est la politique qui a repris ses droits sur la justice, je trouve ça assez triste ». Comment en est-on arrivé là ? Essentiellement pour deux raisons.

D’abord l’abolition de la peine de mort, qui a totalement modifié la hiérarchie des peines. Dans le cas Fofana, devant l’horreur et la barbarie de ce crime, c’est bien la peine de mort qui aurait été requise en d’autres temps. Et les peines pour les complices auraient été proportionnées à partir de là.

Ensuite, la dérive communautaire. Ces gangs des cités proviennent pour beaucoup de l’immigration, ils rassemblent des jeunes déracinés, acculturés, amoraux, pour qui la vie et la souffrance des autres n’a aucune valeur. Et c’est là que la Justice et Mme Alliot Marie se trouvent piégées. Aujourd’hui les sentences sont influencées par le poids des communautés : ici, la victime était juive, donc le crime en serait aggravé, mais les membres du gang appartiennent à une communauté dont les réactions doivent également être prises en compte, et du coup le verdict dépend du rapport de forces entre communautés à un moment et sur un territoire donné. C’est ce qui explique la déclaration de Fofana revendiquant son appartenance à l’islam salafiste.

La meilleure preuve en est donnée par le calvaire, subi la même année que I. Halimi, par un Français de 54 ans, salarié chez Peugeot, Benoît Savéan, décédé le 25 février 2006 après avoir subi, de la part de ses 8 ravisseurs, les pires tortures : enfoncement de la boite crânienne et du thorax… Les peines prononcées le mois dernier ont été moins lourdes, puisque le principal accusé n’a pas été condamné à la peine maximale. Pourtant Mme Alliot-Marie n’a pas demandé au Parquet de faire appel ? Mais après tout, que vaut la vie d’un « sous-chien » ?

En réalité, la réaction de Mme Alliot-Marie est un nouvel aveu de faiblesse d’un pouvoir impuissant face à la montée de la violence et de la barbarie. La solution ne pourra venir que du rétablissement de la peine de mort, de la stricte application de la même loi pour tous, mais bien sûr, il faudrait pour cela mettre fin à une politique d’immigration qui est en train de détruire notre communauté nationale et ses valeurs fondamentales.

Source


Pour débattre : toujours dans la partie débat, pas ailleurs.
Ma position : cette demande de rétablissement est contraire aux Droits de l'Homme, car la peine de mort est inhumaine et anti-punitive à la fois...

Katana000 (Administration)
12/10/2009 à 15:11

http://mondeactu.com/societe/abolition-de-la-peine-de-mort-une-rencontre-de-la-laddh-interdite-2749.html

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